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BOVET & Ilgiz F. illuminent les Musées du Kremlin

Se tenant du 31 mars au 31 juillet 2016, cette exposition démontre combien les arts horlogers sont présents dans l’histoire de l’art

À l’aube du XIXe siècle, Edouard Bovet donnait à l’horlogerie helvétique ses plus belles lettres de noblesse en menant les arts décoratifs, et les émaux miniatures notamment, à leur panthéon. Il employait alors, selon les règles et les traditions d’alors, les meilleurs horlogers du Val-de-Travers et confiait aux émailleurs, installés le long des forces motrices genevoises, la décoration des boites. Les plus grands artistes de cet âge d’or contribuent aujourd’hui encore à la renommée des garde-temps signés BOVET 1822.

Aujourd’hui, Pascal Raffy, propriétaire de la Maison BOVET 1822 et de la Manufacture DIMIER 1738, atteste une fois de plus son attachement à défendre et pérenniser la tradition des arts décoratifs horlogers selon la plus noble expression du temps. C’est évidemment en toute cohérence qu’il a choisi d’appliquer les mêmes méthodes de travail, les mêmes techniques et la même rigueur que celles de ses illustres prédécesseurs à cette nouvelle collection qui redéfinit incontestablement la notion d’excellence. Avec cette difficulté supplémentaire : les diamètres des garde-temps d’aujourd’hui sont de moindre importance à comparer aux montres de poche du XIXe siècle. C’est ainsi que les valeurs partagées pour l’unicité et la passion pour les beaux-arts ont réuni M. Raffy et Ilgiz Fazulzyanov.

Les spécialistes le désignent comme l’héritier des plus illustres émailleurs de l’histoire tels que Lissignol, Richter, Liotard ou même Huaut. Bon nombre de cette liste non-exhaustive d’artistes qui firent la réputation des émaux de Genève ont par ailleurs collaborés avec la Maison BOVET au XIXe siècle.

Mais en plus d’une maitrise technique et artistique époustouflante de la peinture miniature en émail grand feu, Ilgiz Fazulzyanov est également l’un des joailliers-créateurs les plus en vue de sa génération. La collection exclusive de pièces uniques que proposent BOVET 1822 et Ilgiz F. ne surprendra donc pas les spécialistes et collectionneurs d’horlogerie du XIXe siècle tant elle s’inscrit dans la ligne directe des montres de poches historiques manufacturées par les frères BOVET. Les premières réalisations de cette collection s’articulent autour de deux thèmes. Les cavaliers de l’apocalypse pour les garde-temps hommes alors que pour les femmes l’inspiration vient de la nature avec des thèmes floraux principalement.






Se tenant du 31 mars au 31 juillet 2016, cette exposition démontre combien les arts horlogers sont présents dans l’histoire de l’art. La première page de l’histoire de la Maison Bovet débute lorsqu’en 1818 Edouard BOVET vendit quatre montres de poche à l’Empereur de Chine qui en devint un fervent collectionneur. C’est le patrimoine extraordinaire qui relie les salles de la Cité Interdite à l’immensité du Kremlin que résume cette exposition. Un regard ouvert sur l’avenir en pérennisant un savoir-faire traditionnel à nul autre pareil pour la plus noble expression du temps.

a propos de ilgiz fazulzyanov

Ilgiz F. est né à Kazan, diplômé de l’Université des Beaux-arts de Kazan, autodidacte, il continue seul son apprentissage afin de maîtriser l’art de de la joaillerie. En 1994 Ilgiz F. découvre l’art de l’émail des pierres et atteint en quelques mois une telle maîtrise de cette technique que ses nouvelles œuvres reçurent les plus hautes éloges des experts en France, le magazine Madame Figaro publia un article intitulé « le champion de l’’émail ». À partir de ce moment, l’émail grand feu devient sa technique de prédilection.

En 1999 Ilgiz F. et son atelier de joaillerie déménagent à Moscou marquant une nouvelle étape dans son travail et lui donnant une reconnaissance internationale croissante. Ilgiz F. commença à recevoir des clients et des collectionneurs du monde entier. En 2008 il devint le premier bijoutier vivant dont le travail fut vendu lors des ventes aux enchères chez Christie’s. Plusieurs années plus tard, la prestigieuse Maison britannique a été rejointe par la Maison de vente aux enchères Bonham’s. En 2011, le pendentif « Bouvreuils » remporta à Hong Kong le premier prix du « International Jewellery Design Excellence Award ». Le pendentif illustre une branche avec trois oiseaux qui symbolisent l’hiver russe. En 2013 Ilgiz F. confirma son titre « Champion des Champions » avec l’ensemble « Papillons » qui évoque l’état de nature au moment de l’éclipse solaire. Pour cette parure, Ilgiz F. a utilisé des perles noires à facettes. Aujourd’hui Ilgiz F. est le seul bijoutier dans le monde à détenir deux récompenses supérieures de cette compétition. En 2014 Ilgiz F. a reçu le premier prix à la compétition organisée par l’Etat de Russie : le prix des « Métaux précieux et des pierres précieuses » pour son pendentif intitulé « Corneilles ». Les œuvres d’Ilgiz F. peuvent être trouvées dans des musées et des collections privées du monde entier, le Musée du Kremlin a acheté six autres pièces pour sa propre collection en Russie.